nicolas leroy

Ethique et web 2.0

May 08, 2006

A contre-courants des louanges autour du web 2.0, voici un article intitulé Esclavage 2.0: Eux, nous et moi, dans lequel l’auteur considère le contrat entre utilisateurs et services (enrichissez le service avec votre expérience, bénéficiez de l’expérience des autres) comme un travail non remunéré qui bénéficie à ces start-ups Web 2.0:

Toutes les entreprises du Web 2.0 sont là pour faire du commerce, pour exploiter vos données personnelles afin de les faire fructifier, parfois même en vous faisant payer. Technorati ne respecte pas le robots.txt, Google se sert de votre contenu pour faire des revenus publicitaires, même si votre contenu est sous une licence d’utilisation non commerciale, etc. Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Utiliser les concepts de liberté, de créativité, de beaux sentiments, de communautés pour mieux vous abuser, pour mieux pomper tout ce qui fait de vous un consommateur bien identifié est une arnaque.

L’auteur a pris conscience de cette situation, et a arrêté d’utiliser Flickr

Attitude un peu radicale selon moi. Certes, les sociétés web 2.0 tirent leur revenu des utilisateurs… mais les utilisateurs ne sont pas dupes: ils investissent du temps pour avoir des services en contre-partie. Flickr par exemple: avoir un espace de stockage et une interface de publication simple d’emploi, pour un coût nul.

Pour moi, l’écosystème web 2.0 reste sain si les utilisateurs sont capables d’identifier clairement les utilisations que les sociétés peuvent faire de leurs données. Malheureusement, c’est de plus en plus difficile – la multiplication des usages liés à RSS ou la mode des mash-ups permettant par exemple à votre contenu Flickr d’être affiché sur n’importe quel site.