Jour 02 – Buenos Aires


 

Après le petit-déjeuner (petits croissants appelés medialunes, thé ou café), nous nous rendons à Retiro, la gare routière de Buenos Aires, pour nous renseigner sur les horaires de bus. Nous avons choisi notre première destination : Puerto Madryn, près de la Péninsule de Valdés. Vingt heures de trajet depuis Buenos Aires, mais une belle récompense à l’arrivée : voir les animaux antarctiques qui viennent se reproduire au printemps sur la Péninsule.

"Torre de los Ingleses" ou tour des Anglais, haute de 76 mètres
"Torre de los Ingleses" ou tour des Anglais (détail)
"Torre de los Ingleses" ou tour des Anglais, sise au coeur de la "Plaza Fuerza Aérea Argentina"

Les horaires ne nous arrangent pas trop, mais nous n’avons guère le choix : les différentes compagnies proposent toutes des départs vers 19h30, avec arrivée vers 13h le lendemain. Il reste deux places en classe cama – c’est-à-dire avec des sièges couchette – chez Andesmar, une compagnie qui a très bonne réputation. Nous verrons dans les prochaines étapes de notre voyage qu’il est préférable de réserver les billets de bus quelques jours avant le départ, et non le jour même. En particulier, attention au vendredi soir où beaucoup d’Argentins se déplacent.

Nous retournons à l’hôtel pour libérer la chambre, et demandons s’ils peuvent garder nos sacs pour la journée ; ils ont la gentillesse d’accepter (comme tous les hôtels où nous nous arrêterons pendant notre voyage). Nous voici libres pour nous promener dans Buenos Aires.

Il est presque 11 heures du matin, et la chaleur est devenue étouffante : environ 30°C d’une chaleur très lourde, apparemment bien au dessus des températures de saison. Nous traversons le parc San Martin – pelouses et bancs qui invitent à s’asseoir, grands arbres qui donnent une ombre bienfaisante – et nous engageons dans Florida, une des rues les plus commerçantes de l’hyper-centre de Buenos Aires. Si le début de la rue est réservée aux boutiques pour touristes, elle accueille bientôt boutiques de vêtements, de sport, librairies, pharmacies… fréquentées par des Argentins très nombreux en cette heure de la journée.

"Plaza San Martin": détail sur ces arbres aux branches torturées (qui rappellent les Faux de Verzy en France)
Démonstration d art urbain en plein air, au bénéfice de l  association "Fundation Favaloro". Plus de 200 coeurs, créés par de nombreux artistes, sont disséminés dans la ville pour une durée limitée. Photo prise sur la "Plaza San Martin".
Démonstration d art urbain en plein air, au bénéfice de l  association "Fundation Favaloro". Détail d un des 200 coeurs disséminés dans la ville. Photo prise sur la "Plaza San Martin".
Florida, une des rues commerçantes de la ville (quartier MicroCentro)

Nous débouchons bientôt sur Plaza di Mayo, la place centrale – historiquement parlant – de Buenos Aires, où se trouve le palais présidentiel, la Cathédrale… Le soleil est à son zénith, et après deux heures de marche sous cette chaleur, nous avons besoin de nous poser. Nous choisissons une brasserie pour nous restaurer. 12h30 / 13h, la plupart des Argentins sont encore au café, mais nous commandons tout de même un plat complet.

Nous remontons ensuite la Diagonale – ainsi nommée car elle « casse » le quadrillage habituel des rues de Buenos Aires (et plus généralement de toutes les villes argentines) – pour rejoindre l’Obélisque sur l’Avenue 9 de Julio, une des avenues les plus larges du monde. L’Obélisque est un symbole fort de Buenos Aires, et est très utile pour se repérer dans la ville. Nous passons ensuite devant le Teatro Colon, une des fiertés nationales.

L avenue "9 de Julio", considéré comme une avenue les plus larges au monde. Vue sur l Obélisque.
Le "Teatro Colon", un des emblèmes nationaux de l Argentine.
L avenue "9 de Julio", considéré comme une avenue les plus larges au monde.
Le "Teatro Colon", un des emblèmes nationaux de l Argentine.

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Nous bouclons notre tour en rejoignant le Parc San Martin, où nous nous reposons dans l’herbe. Il est bientôt l’heure de retourner chercher nos sacs à l’hôtel.

19h30 : départ vers Puerto Madryn. Le bus cama à l’air plutôt agréable : sièges en cuir très enveloppants, convertibles en couchette, couvertures pour dormir, repas à bord et télévision. De quoi être à l’aise pour les 20 prochaines heures. Finalement, nous quittons Buenos Aires sous la pluie et bientôt l’orage éclate. La pluie nous accompagnera jusqu’au lendemain matin.